Remaniement-Casamance : une équipe jeune pour la relance économique

La recomposition politique est devenue une question de survie pour l’APR et ses alliés de BBY. Les manifestations violentes causant des morts, et occasionnant des dégâts matériels énormes, ont démontré le degré de lassitude des jeunes. Le temps de la politique classique, qui consiste à entretenir les populations sous perfusion est révolu, les jeunes exigent une nouvelle approche inclusive, mais concrète. Pour éviter de vivre le même scénario des épisodes de 2011 à 2012 sous l’ère Abdoulaye Wade, il est impératif pour le président de la République de mettre en place une nouvelle équipe gouvernementale composée de jeunes. Le rajeunissement du gouvernement avec des objectifs ciblés va permettre d’amener des réponses rapides et ponctuelles.

 Casamance

La violence et le nombre de morts au sud du pays lors des manifestations ont surpris les autorités, mais c’était prévisible car la Casamance vit un déficit criard d’infrastructures et d’industries. Ce qui a d’ailleurs, permis à Ousmane Sonko d’avoir une certaine légitimité politique. Les différents ministres ressortissants du sud nommés depuis 2012, ont fini par « céder », face au taux élevé du chômage des jeunes. La reconquête politique de la Casamance par le pouvoir passera par la nomination de ministres jeunes compétents sur le plan académique. Pour d’une part, faire face à Sonko du point de vue de l’âge et de la compréhension des jeunes. Et d’autre part, pour donner un carisme politique à la coalition BBY, jusque-là en déficit de leasership. Cependant, les nommés doivent  avoir des ministères forts capables de pouvoir changer le sud en termes d’infrastructures et de politique sociale, tout en lançant une bonne fois l’industrialisation de  cette localité riche en diverses matières premières.

Bocar