« Le déguerpissement des ambulants encourage l’exil des jeunes vers l’occident » Adama Sow (ambulant)

Le sous-préfet de Dakar a lancé depuis quelques jours une vaste opération de déguerpissement des différentes rues de la capitale, ce qui a poussé les marchands tabliers à monter au créneau pour alerter les autorités politiques, tout en interpellant le président Macky Sall à prendre en considération les conséquences d’un tel acte.

Selon Adama Sow, porte parole des marchands tabliers de sandaga, les jeunes ambulants parviennent difficilement à joindre les deux bouts, si les autorités les poussent au chômage les conséquences seront dramatiques.

« Des milliers de jeunes sénégalais par manque de travail, bravent tous les dangers pour rallier l’occident. Ce qui se passe en lybie est la conséquence directe du manque de politique d’accompagnement en termes de financement et de création d’emplois durables pour la jeunesse » a souligné M Sow, lors d’un point de presse tenu ce jeudi à Dakar.

Pour Makhoudia Ngom, membre de l’union des marchands ambulants de sandaga, la non implication des marchands ambulants par le gouvernement aux différents programmes mis en place (Anpej, Passi..) ne favorise pas ces derniers à se formaliser. « Nous entendons la mise en place de plusieurs programmes dans les médias, en tant que acteurs directs, nous ne sommes pas impliqués. Ceux qui coordonnent ses programmes d’accompagnement des marchands ambulants préfèrent financer des personnes qui ne sont ni de près ni de loin, concernées par le recasement des ambulants » a dénoncé M Ngom.

Il invite les autorités à faire un bilan de la dernière opération de déguerpissement effectué en 2014, qui pour lui était un échec total. « Pour éviter de commettre les mêmes erreurs, les autorités doivent ouvrir de larges concertations avec tous les acteurs afin de trouver des solutions pérennes, au lieu de priver du travail à des milliers de jeunes sénégalais » a déclaré Makhoudia.

Echos-senegal.com

 

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