Amadou Ba doit démissionner par devoir et par respect

Accusé de corruption sur deux juges du conseil constitutionnel par les libéraux du groupe parlementaire liberté et démocratie du parti démocratique sénégalais PDS, le premier ministre sénégalais doit pour éclairer les enquêteurs et ne pas gêner, démissionner de son poste. Ces accusations qui sont les causes du report de l’élection présidentielle, sont d une gravité extrême. Par devoir le premier ministre doit quitter son poste, pour éviter toutes entraves à l’enquête en cours.

Cependant, le premier ministre joue sur le temps, qui n’est pas favorable au président Macky Sall, car en démissionnant Amadou Ba risque de signer sa mort politique. Par ailleurs, s’il est limogé, il peut se victimiser en capitalisant le maximum de sympathie dans la coalition Benno Bokk Yakkar et même au sein des populations. Dans ce cas, Amadou Ba risque d’être un danger pour le président Sall, car son alliance avec certains responsables politiques de l’opposition ne sera pas écarté.

Toutefois, le premier ministre sénégalais risque la prison si les accusations de corruption sont avérées. La corruption est punie par la loi, surtout sur des juges constitutionnels. Ces graves accusations des députés libéraux ne sont à cette heure,  que des allégations sans preuves palpables. Le conseil constitutionnel dégage en touche toute influence externe sur le choix des candidats retenus à l’élection présidentielle.

Il est clair que le Sénégal file tout droit vers une crise des institutions, sans compter avec le réchauffement du climat social, ces 11 prochains mois de prolongation du mandat présidentiel vont être rudes.

Bsn