Fonds d’appui à la presse : un « dispatching discriminatoire »

Le ministère de la Communication est passé de l'aide au fonds d'appui et de développement de la presse,  avec le même montant, il y a eu qu'un changement de dénomination. Pour y mettre la forme, un comité chargé de la répartition de ce fonds a été mis sur pied avec des critères à respecter pour les entreprises de presse afin de prétendre à ce fonds. Cependant, le dispatching de cet argent du contribuable, sucite des questionnements de la part de certains chefs d'entreprises de presse. Les critères ne sont pas respectés, selon nos sources ,  il y a un poids deux mesures concernant certains dépôts. Un chef d'entreprise de presse en ligne qui préfère garder l'anonymat, a révélé avoir reçu deux virements, un premier de 500 mille et un second de 300 mille fcfa. Il dit avoir déposé un ninea et un numéro de compte bancaire. Pour d'autres ne faisant pas partie d'une association, ayant déposé les mêmes documents ou plus ont reçu un virement de 500 mille fcfa. Concernant la presse écrite, certains patrons d'entreprises ont reçu des virements de moins d'un million, "avec une telle somme  comment le ministère pense - t-il développer nos entreprises ? " se questionne un patron de presse.

Où est passé l'argent ? 
En faisant un calcul rapide on se rend compte qu'il y a un hic, soit certaines entreprises ou organisations de presse ont reçu d'énormes sommes d'argent, soit il y a des non dits. En tout état de cause, il est dans l'intérêt du ministère de la Communication  d'éclairer les chefs d'entreprises sur les critères de dispatching et les sommes versées  aux entreprises et organisations de presse. Il est étonnant que certains sites d'informations en ligne reçoivent depuis plus de 15 ans des subventions de 5 à 7 millions par an, avec à la clé aucun  effet de développement. Les critères mis en place par le ministère ne donnent aucune chance aux jeunes journalistes chefs d'entreprise, car si les autorités exigent un quitus, le paiement des cotisations à l'Ipres et à la caisse de sécurité sociale et des contrats de travail signés par l'inspection du travail, ces conditions exigées  ecartent d'office, les jeunes entrepreneurs. 
Nous allons revenir plus largement sur les sommes versées aux entreprises et organisations de presse. 

Mariéme Diop