Hisséne Habré et les Chambres Africaines Extraordinaires

Les chefs d’inculpation retenus contre l’ancien président tchadien sont crimes contre l’humanité, crimes de guerre et tortures  des crimes considérés comme internationaux », qui lui valent justement un procès international.

Hissène Habré est né en 1942 à Faya-Largeau, dans le nord du pays, à l’époque coloniale. Originaires de la tribu nordiste des Anakaza («Gorane» en arabe).il a fait  fréquente l’Institut de droit public, Sciences-Po et la Faculté de droit d’Assas  en France.

De retour au pays, Hissène Habré rejoint le Frolinat,  Front de libération nationale du Tchad, mais les dissensions internes au mouvement de rébellion le poussent à prendre sa liberté et à créer, avec un autre nordiste, Goukouni Weddeye, le Conseil du commandement des forces armées du Nord (CCFAN), en guerre contre le pouvoir

Le 13 avril 1975, un coup d’Etat renverse le président Tombalbaye sept années qui suivent la chute de Tombalbaye sont une période d’extrême instabilité. C’est dans ce contexte qu’

 

Hissein Habré, accède au pouvoir entre 1982  et  jusqu’ en 1990. En 1984  Habré crée un nouveau parti unique, Union nationale pour l’indépendance et la révolution (UNIR), destiné à rassembler tous les Tchadiens, mais des troubles éclatent en septembre dans le Sud avec la rébellion des « codos ». La répression est brutale et sanglante. Les troupes gouvernementales massacrent de nombreux civils. Ces événements, connus sous le nom de « septembre noir », sont le début d’une série d’abus massifs commis par Habré tout au long de ses huit années de pouvoir. Perpétrés par le biais de la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS) – la redoutable police politique du régime uniquement composée de membres du clan du président.

Il d’ailleurs est poursuivi pour des faits commis entre le 7 juin 1982 et le 1er décembre 1990, date de la chute de son régime. Il se trouvait depuis en exil au Sénégal a pres  un bref passage au Cameroun.Il a été inculpé par les Chambres africaines extraordinaires (CAE), une juridiction spéciale créées au sein de la justice sénégalaise pour le juger. Les CAE ont démarré leurs activités en février 2013.Incarcéré d’abord Pavillon spécial de l’Hôpital Aristide Le Dantec, il a été depuis transféré à la prison du Cap Manuel, dans une cellule spéciale.

En août 2012, le Sénégal s’était accordé avec l’Union africaine (UA) pour organiser le procès de M. Habré devant un tribunal spécial au sein du système judiciaire sénégalais, présidé par des juges africains nommés par l’organisation continentale.Selon une commission d’enquête tchadienne, le régime de Habré a fait plus de 40.000 morts parmi les opposants politiques et certains groupes ethniques.

Une centaine de témoins et de représentants des parties civiles, des experts (graphologues, médecins-légistes, anthropologues, militaires) sont attendus au procès, a indiqué le chargé de communication des Chambres africaines extraordinaires (CAE).

Mais l’obscurité des chambres africaine est que l’ex bras droit de Hisséne Habré devenu actuel  président du Tchad Idriss Deby sera absent du procès.

 

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