JÉRÔME CHAMPAGNE VEUT DAVANTAGE DE REPRÉSENTANTS AFRICAINS AU COMITÉ EXÉCUTIF DE LA FIFA

Le Français Jérôme Champagne, candidat à la succession de Sepp Blatter à la présidence de la Fifa, trouve « anormale » la faiblesse de la représentation du continent africain au sein du comité exécutif de l’instance dirigeant le football mondial.
« Je trouve anormal que l’Afrique, avec 54 fédérations affiliées, ne dispose que de quatre membres au comité exécutif, tandis que l’Europe, avec 53 fédérations, est représentée par huit membres », a expliqué Champagne, qui a travaillé pendant 11 ans dans les structures de la Fifa.
Avec 54 membres, la CAF (Afrique) a le plus grand nombre de fédérations, devant l’UEFA (Europe, 53), l’ACF (Asie, 46), l’Amérique du Nord, l’Amérique du Centre et les Caraïbes (CONCACAF, 35), l’Océanie (11) et l’Amérique du Sud (10).
Quatre candidats à la présidence de la Fifa, Cheikh Salman Bin Ibrahim Al Khalifa (Bahrein), le prince Ali Bin Al Hussein (Jordanie), Gianni Infantino (Suisse) et Tokyo Sexwale (Afrique du Sud), ont rendu visite aux dirigeants de la CAF, récemment.
Dans un entretien avec la radio sénégalaise RFM, Jérôme Champagne estime qu’il faut « adapter » l’instance dirigeante du football mondial aux « nouvelles réalités du monde ». Il dit par ailleurs avoir été chassé de la Fifa en janvier 2010.
« La FIFA doit s’adapter aux nouvelles réalités, à l’éthique et à la morale », a-t-il dit, ajoutant qu’il va gagner du temps en cas de succès, le 26 février, en raison de sa connaissance de la Fifa.
Jérôme Champagne, qui défend la présomption d’innocence du Qatar, pays accusé par plusieurs médias, de l’Occident surtout, d’avoir acheté le Mondial 2022. Il juge opportune l’autorisation donnée à ce pays du Moyen-Orient d’organiser la Coupe du monde de football.
« C’est une région qui souffre, qui est divisée », a dit le Français, appelant à l’amélioration des conditions de travail des émigrés népalais et indiens vivant au Qatar.
Jérôme Champagne est entré en lice pour la présidence de la Fifa, en même temps que six autres candidats, dont deux Africains, le Sud-Africain Tokyo Sexwale, et le Libérien Musa Bility.
Sur les réformes à apporter, il a parlé de moderniser la gouvernance de la Fifa, qu’il faut, selon lui, « adapter aux normes d’éthique et de transparence, créer une division professionnelle pour mieux travailler avec l’élite et renforcer son développement ».

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