Kaolack : bras de fer entre Serigne Mboup et l’intersyndicale de la municipalité

Kaolack : bras de fer entre Serigne Mboup et l’intersyndicale de la municipalité

Les échauffourées entre manifestants et agents de sécurité du maire font un blessé grave

Les incidents qui ont éclaté hier matin entre les militants de l’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales et la sécurité du maire Serigne Mboup ont fait un blessé grave du côté des syndicalistes. L’agent municipal Vieux Bâ a été violemment tabassé par les agents de Serigne Mboup lors de ces échauffourées. Il a été admis quelques instants plus tard dans les services d’urgence de l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse où il est sous haute surveillance. Ces heurts ont débuté au petit matin, au moment où les camarades du Secrétaire général Cheikh Seck ont forcé le barrage pour accéder à l’enceinte de la mairie où ils devaient observer un sit-in. Un ou des mouvements d’humeur auxquels le maire de la commune de Kaolack s’est toujours opposé depuis son arrivée à la municipalité de Kaolack. Mais aussi « des droits qu’il a toujours combattus et refusé aux travailleurs », nous dictent les dirigeants de l’intersyndicale  Ainsi voulant coûte que coûte accéder à la cour de la mairie pour manifester leur colère et crier leur ras-le-bol, ces syndicalistes se sont retrouvés face à la garde du maire Serigne Mboup qui refusaient tout accès des syndicalistes dans l’enceinte de la mairie. Une rude bataille s’en est alors suivie et provoqué les blessures infligées au pauvre Vieux Bâ. Le maire de Kaolack qui a été saisi plus tard dit reconnaître certes le droit à la grève, mais refuse quand même de payer les heures d’abandon de poste. Accusant cependant les grévistes de rouler pour ses adversaires politiques, Serigne Mboup a porté à l’attention publique et des syndicalistes en particulier qu’il est et reste pour l’instant le 1er Magistrat de la ville de Kaolack. Une « aberration » pour le responsable Cheikh Seck qui le qualifie de dictateur incapable, ayant trompé pendant un moment la majorité de la population de Kaolack pour s’emparer d’une institution qui saute au-delà de ses compétences et son savoir-faire.