Me Boubacar Cissé « il y a un énième mensonge sur l’affaire Karim Wade »

Les avocats des frères Bibo Bourgi et Mamadou Pouye tapent du poing sur la tape. Toutes griffes dehors, Me Boubacar Cissé et Cie démentent avec vigueur l’information selon laquelle leurs clients ont  été reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés par le tribunal arbitral. Dans un communiqué parvenu à la rédaction de dental, Me Boubacar Cissé se désole  de l’utilisation qui est fait du verdict d’incompétence de la cour arbitrale. « La sentence d’incompétence du Tribunal arbitral constitué sous l’égide du règlement d’arbitrage du cirdi a donné lieu à une campagne immédiate et inadmissible de désinformation. Ces manipulations tendent à accréditer, auprès de l’opinion sénégalaise  et  internationale, la conclusion suivant laquelle le tribunal arbitral aurait définitivement tranché le fond de l’affaire et  qu’elle aurait définitivement encore approuvé l’appropriation par le Sénégal d AHS Sénégal ! »

Pour la robe noire, « il n’en est rien et il ne s’agit purement et simplement que  d’un énième mensonge des commanditaires de cette fable dont le prologue remonte à novembre 2012, début de la procédure de la Crei et dont l’épilogue est à des « années-lumière « de la vérité. » Il en veut pour preuve « l’immédiateté de cette campagne, orchestrée quelques heures après le rendu de la décision du 5 août 2016, établit à elle seule que, pour ses commanditaires, le seul objectif était de « prendre les devants » pour tromper l’opinion publique tant nationale qu’internationale en travestissant la  vérité. »  

Soucieux de rétablir la vérité sur cette affaire Me Cissé de préciser que « Cette décision concerne le procès introduit par les sociétés-mères du groupe AHS. Le tribunal arbitral s’étant déclaré incompétent, le fond de l’affaire n’a pas été examiné par cette juridiction, ni donc apprécié et/ou tranché par celle-ci. »

En conclusion les avocats précisent «  Il n y a donc jamais eu un procès sur le fond de l’affaire qui dise le droit sur la légalité de la conduite des autorités sénégalaises dans cette affaire. Pourtant, l’État du Sénégal a eu à affirmer le contraire durant trois ansdevant les juridictions sénégalaises, soutenant à tort que Karim Wade était le véritable et principal actionnaire des sociétés, contrôlant notamment AHS Sénégal. À cet égard, l’État poursuivant dans le cadre de la procédure de la  Crei avait  réussi l’exploit d’amener la Cour suprême à déclarer que Karim Wade était l’actionnaire à hauteur de 40 % de la société, contrôlant notamment AHS Sénégal. Donc, l’État du Sénégal en sa qualité de poursuivant et de partie civile dans le cadre de la  procédure de la Crei, a trompé non seulement l’opinion publique nationale et internationale, mais également la Cour suprême. » Ils nourrissent l’espoir que « le fond  de cette affaire sera inéluctablement dans le futur tranché par des juridictions arbitrales et /ou judiciaires étrangères, donc indépendantes, qui diront le droit. Aussi, la vérité sur le fond de l’affaire sera dite tôt ou tard. »

Source dental

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