Primaire de la droite: au bout du vote, l’émergence de François Fillon

C’est le duel que personne n’a vu venir, malgré la remontée spectaculaire de François Fillon dans les sondagesces quinze derniers jours, personne n’avait prévu qu’il dominerait de manière aussi magistrale ce premier tour, récoltant 44% des voix. Il n’est qu’à six points d’une victoire par KO sur Alain Juppé, qui reste loin derrière avec 28,5% des suffrages.

Que dire de Nicolas Sarkozy, sèchement éliminé avec un peu plus de 20% des voix ? Lui qui croyait tenir un vrai come-back quatre ans après sa défaite à la présidentielle est cette fois sorti dès le premier tour d’un scrutin organisé par son propre parti.

Une défaite retentissante, une humiliation qui n’a pas empêché ancien chef de l’Etat de faire un discours d’adieu de la vie politique très digne (en rendant hommage à ses deux principaux adversaires) avant d’accorder son soutien à François Fillon.

Fillon bien parti pour gagner, sur le papier

Alors, comment expliquer une si large victoire au premier tour pour François Fillon ? C’est comme si le duel annoncé Juppé-Sarkozy avait donné d’autres envies aux militants de droite et du centre, des militants et sympathisants visiblement peu convaincu par l’affrontement entre cette « identité heureuse » prônée par Alain Juppé, et le discours musclé de Nicolas Sarkozy se faisant le « défenseur du peuple sur les élites ». A ces deux visions, ils ont préféré un discours plus traditionnel de droite, conservateur sur les valeurs et libéral pour l’économie, que propose François Fillon.

A l’issue du scrutin, Alain Juppé n’a rallié que le soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet, alors que Le Maire et surtout Sarkozy ont annoncé leur soutien à Fillon. Cela signfie-t-il pour autant que Fillon a déjà gagné le deuxième tour ? Ce sera effectivement difficile pour le premier. François Fillon lui bénéficie d’une dynamique extrêmement forte du fait de son score élevé, issu d’une consultation, qui a réuni quatre millions de personnes et c’est vrai qu’avec le soutien de Nicolas Sarkozy, sur le papier une simple addition lui assure la victoire.

Avec rfi.fr

Laisser un commentaire