Salimata Diop Dieng jette les bases de la discorde

C’est à rien y comprendre. La toute nouvelle ministre de la Femme de la Famille et du Genre (FFG) madame Salimata Diop Dieng a rencontré ce vendredi des organisations de femmes issues de toutes les régions du pays. A en croire la ministre « l’objectif est d’échanger avec les présidentes des organisations faîtières et réseaux de femmes sur les modalités de renforcement du partenariat avec le département et sur les enjeux de l’année social 2018. Cette année est dédiée aux jeunes, femmes, aux enfants, aux personnes âgées et celles vivant avec un handicap. »

L’objectif est certes noble mais à l’arrivée, beaucoup d’organisations de femmes ont été ignorées par la tutelle. Selon la présidente d’AFAD madame Ndèye Khady Guèye «  la ministre commence très mal son entrée en matière. Nous voulons à la tête de ce département, un vrai manager et non quelqu’un qui inaugure en créant de la confusion et de la division parmi les mouvements de femmes. AFAD qui est un réseau présent dans les 14 régions du pays n’a été ni de près ni de loin informée de cette rencontre. »

Du côté de la présidente départementale du conseil consultatif des femmes de Guédiawaye la « nouvelle ministre a intérêt à collaborer avec toutes les femmes et à ne pas chercher à son tour à user de l’arme du diviser pour mieux régner. Nous sommes des femmes politiques certes mais au sein de nos organisations respectives, nous travaillons en tant que femmes de développement. Il ne faut pas qu’elle répète les mêmes erreurs que ces prédécesseurs. Elle n’est pas la ministre des femmes de l’APR ou des partis de Benno Bokk Yakaar. Elle est et doit restée ministre de la république et donc de toutes les femmes sans discriminations. Nous n’avons pas été conviés mais nous savons ce qui s’est dit là-bas. Nous l’attendons de pieds fermes parce que si c’est cette division qu’elle veut instaurer, je lui dis tout de suite que cela ne passera pas. On l’a vu avec Moustapha Diop de la micro-finance. Aujourd’hui il est parti mais nous nous sommes là avec nos organisations de développement » informe-telle. Avant d’ajouter « pourtant tout à fait au début, elle nous avait rencontré, Aïssatou Cissé président du conseil consultatif des femmes du département de Rufisque, Yayi Bayam Diouf elle-même, présidente du conseil consultatif des femmes de Pikine, Oumou Barro la présidente de Dakar et moi-même Khady Dièye présidente du conseil consultatif des femmes de Guédiawaye. Nous avions convenu de travailler ensemble et au même titre que toutes les autres femmes de développement du pays. Maintenant qu’elle fait autre chose, nous prenons acte. Nous nous disons qu’elle a peut-être rencontré les organisations que Moustapha Diop avait créées  et qui n’ont toujours pas payé les  dettes contractées? Nous lui disons tout simplement que nous sommes suffisamment crédibles, pour être financées par les banques.  Cela est une forme de discrimination qui ne dit pas son nom,» a-t-elle regretté.

Avec dental.sn

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