Sénégal-Santé : Guéguerre entre médecins et paramédicaux

Si les attaques des médecins contre les paramédicaux persistent, tous les actes médicaux délégués seront gelés ou boycottés, a menacé Mballo Dia Thiam, ce vendredi, lors d’un point de presse tenu à Dakar.

 » Ce gel serait lourd de conséquences, car le Sénégal ne dispose pas de plus de 2000 médecins dans le public pour 14 millions d’habitants » souligne le SG du syndicat Sutsas, en réaction à la sortie des médecins syndicaux du Sames.

Il note que la surprise des populations et des travailleurs a été grande de voir un groupuscule de médecins aigris devant les médias, versant dans la démagogie et la surenchère, défendre docteur Moussa Diaw, celui qui, par des agissements a bloqué le système sanitaire durant un an avec des indicateurs de santé au plus bas niveau de l’échelle.

En, effet en mars 2016, le Dr Diaw chef du district sanitaire de Diofior avait expulsé Mr Abdou Gackou, superviseur des soins de santé primaires, en ordonnant de sceller son bureau. Le médecin reprochait à son infirmier une faute d’exercice illégale de l’échographie, ayant entraîné des conséquences sur une patiente. Mais, selon Mballo Dia Thiam, il y a aucun texte qui interdit les infirmiers de faire une échographie, après une formation.

« Gackou a passé six mois en Belgique pour une formation en échographie en collaboration avec la coopération belge, qui a d’ailleurs offert la machine d’échographie au district. Maintenant, que les populations augmentent et que la demande est très forte, l’échographie est décentralisée au niveau des postes de santé et les sages femmes comme infirmiers suivent des formations pour l’exercer » a noté Thiam.

Il explique qu’il y a des compétences transférées chez les médecins comme chez les paramédicaux,  » certains médecins opèrent des cas de maladies, alors qu’ils ne sont pas chirurgiens » a dit le SG du Sutsas.

« La femme patiente est bien portante, son bébé aussi et elle n’a pas porté plainte contre M Gackou, qui a exercé l’échographie depuis 2002, nous ne comprenons pas l’acharnement de certains médecins  apprentis syndicalistes » a-t-il dénoncé.

Il souligne que ces derniers veulent influencer l’audience du tribunal du 28 décembre prochain à Fatick, et avertit que le Sutsas ne laissera pas faire, « car la santé ce n’est pas que les médecins » a conclu M Thiam.

Bsn Echos-senegal.com

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