Syndicat : FEDER dans la rue le 2 Février

uite à la rencontre qu’elle qualifie de la « honte » entre le gouvernement et certains syndicats d’enseignants le vendredi 19 janvier dernier, la Fédération des syndicats de l’enseignement (FEDER-E) a tenu hier un point de presse avec les représentants des médias. Pour cela, elle compte débrayer le mardi 23 avant de décréter une grève totale les 24 et 25 janvier, avant l’organisation d’une marche nationale le 2 février prochain à Dakar.

L’année 2018, ne sera chose aisée pour les tenants du pouvoir. Les syndicats d’enseignement s’organisent davantage pour paralyser le secteur afin de forcer la main au gouvernement du président Macky Sall de respecter la totalité des accords signés depuis 2014. C’est ce qui est à l’origine du point presse tenu hier par la Fédération des syndicats d’enseignants (FEDER-E) qui regroupe 13 organisations syndicales pour fustiger l’attitude de ces derniers lors de la rencontre qu’elle qualifie de « honte ». Pour cela, la FEDER-E par la voix de Dame Mbodji, son coordonnateur, a décidé de décréter son quatrième plan d’action, qui consiste à observer un débrayage le mardi 23 et une grève totale le mercredi 24 et jeudi 25 janvier, avant la marche nationale prévue le 2 février prochain à Dakar. La Fédération syndicale exige du gouvernement l’application correcte et intégrale du protocole d’accord signé entre gouvernement et syndicats d’enseignants du 14 février 2014. « La rencontre de la honte qui s’est tenue le vendredi 19 janvier a été une occasion pour le gouvernement du Sénégal de prouver à la face du monde qu’il n’a aucun respect et aucune considération pour les enseignants », a déclaré le coordonnateur de la FEDER-E. Avant de marteler : « Avec la naïveté de pseudo-syndicalistes illégalement déclarés représentatifs, le gouvernement vient de franchir le Rubicon dans son obsession à humilier les enseignants et à écraser leurs droits. Dame Mbodji et compagnie ont profité de la rencontre avec les journalistes pour décliner les propositions qu’ils jugent ridicules et offensantes du gouvernement qui a décidé d’augmenter 10 % sur l’indemnité de logement des enseignants c’est à dire 6 000 F CFA en valeur absolue et prenant effet à partir de 2019 accompagné d’une grande campagne de désinformation et de manipulation pour leur mettre en mal avec l’opinion. Ce que Dame Mbodji réfute en bloc et réclame un effet immédiat, tout en rappelant les autorités étatiques que les enseignants méritent plus de respect et de considération. « Nous ne quémandons pas et ne demandons non plus l’aumône. Nous réclamons seulement l’équité dans le traitement des agents de l’État. Raison pour laquelle, nous ne sommes pas prêts à brader notre dignité », a-t-il précisé. Pour ce dernier, les enseignants ont trop souffert des promesses non tenues. Parlant du dégel des prêts DMC, M. Mbodji de faire savoir que le montant annoncé par les autorités étatiques qui est de 12,9 milliards F CFA pour 2018 reste dérisoire et inacceptable eu égard à la baisse constatée et aux détournements d’objectifs relatifs aux montants prévus dans les LFI de 2016 (16 milliards F CFA et de 2017 (18 milliards F CFA) non exécutés. « Nous exigeons l’application correcte et intégrale du protocole d’accord du 17 février 2014 signé entre le gouvernement et l’ensemble des syndicats d’enseignants notamment l’ouverture de négociations sérieuses avec tous les syndicats sur le régime indemnitaire. Mais aussi, il faut l’apurement sans délai des 85 milliards F CFA de rappels d’avancement, d’intégration et de validation et la prise en compte des 34 milliards F CFA budgétisés en 2016 et 2017 mais non exécutés pour la majoration du montant prévu en 2018 pour le dégel des prêts DMC », a-t-il conclu. Pour Ardo Sow de l’Uden/R, toutes les organisations syndicales sont d’accord pour mener combat afin de pousser le gouvernement à respecter les accords. « Le gouvernement doit revenir à la raison pour sauver l’année scolaire », a-t-il déclaré.

Avec senpresse.com

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