Tchad : une nouvelle monarchie en marche

C’est un fait : Idriss DEBY était un rempart contre la mouvance djihadiste au SAHEL.

Il n’en demeure pas moins qu’il fut un despote sanguinaire, et un tyran mégalomane qui a plongé le TCHAD dans une misère indescriptible.

En 30 ans d’exercice chaotique du pouvoir, et de gouvernance médiocre, Idriss DEBY a fait du TCHAD un des pays les plus pauvres du monde. Malgré ses ressources pétrolières, près de 45% de la population tchadienne vit avec moins de 2 dollars par jour (soit à peine 1300 F CFA).

Il faut dénoncer fermement la mise en place d’un conseil militaire de transition et la désignation de son fils comme son successeur qui constituent un coup d’état et une violation flagrante des dispositions constitutionnelles

Le Tchad n’est pas une monarchie ; par conséquent, la transition militaire en place, qui a placé le fils d’Idriss Deby au pouvoir est totalement illégale et illégitime. La charte de transition n’a aucune valeur juridique. Le conseil militaire de transition doit être mis au ban des nations.

L’Union africaine, L’Union Européenne, les Etats Unis, et L’ONU doivent exiger le retour de l’ordre constitutionnel. Sans délai.

S’il n’y prend garde, le fils de DEBY risque de connaitre le même sort que son père.

Ici ou ailleurs, les mêmes causes produisent les mêmes effets : ceux qui usent et abusent du pouvoir, et se maintiennent par la force périront par les armes ou seront emportés par un soulèvement populaire.

Pas de doute : les tyrans qui s’éternisent au pouvoir finissent toujours mal. 

Seybani SOUGOU

Titre echosenegal.com